maison de retraite : tarification
Aller en maison de retraite est une décision difficile à prendre pour diverses raisons. Tout d’abord, sur le plan financier, vivre en maison de retraite n’est pas donné à tous. A Paris par exemple, rien que l’hébergement mensuel coûte entre 2 700 € à 4 600 € par mois. En d’autres termes, ce prix ne comprend que l’accueil, l’entretien, la restauration et la participation aux loisirs. Ajouter à cela le tarif soins pris en charge en grande partie par la sécurité sociale, le retraité devra en plus payer avec son propre revenu les honoraires des médecins spécialistes, les frais dentaires ainsi que les transports sanitaires. La liste ne s’arrête pas là, le tarif Dépendance peut encore être plus éloquent si le retraité a besoin d’une aide extérieure. Les tarifs proposés dans les maisons de base sont juste indiqués à titre indicatif, ils sont sujets à des majorations en fonction du profil de chaque retraité. Ce profil prend en compte des critères comme la situation financière et l’autonomie de la personne. Chaque cas est donc étudié scrupuleusement et indépendamment, ce qui fait que chaque retraité aura à payer une somme différente.
Pour le tarif Hébergement, le profil du retraité peut déjà changer la somme qu’il aura à prendre à sa charge. Si le retraité est vraiment dans le besoin, l’article 205 du Code Civil peut lui venir en aide. Cet article stipule que ses descendants doivent lui venir en aide. 90 % de sa pension de retraite seront alors utilisés pour couvrir le paiement de la maison de retraite. Ses descendants devront alors verser une obligation alimentaire et l’aide sociale prend en charge la différence restante. Mais pour bénéficier de cette tarification, le retraité doit avant tout être âgé de 60 ans s’il est inapte au travail. Ses ressources devront aussi respecter certaines conditions pour vraiment prouver qu’il est dans le besoin. Une Aide Personnalisée au Logement ou APL est également disponible pour les personnes vivant dans une maison de retraite conventionnée.
Le profil du retraité peut lui valoir certaines aides fiscales
Si par tarification, on sous-entend la somme que l’on doit débourser, le profil du retraité peut réduire cette somme car cela peut lui faire bénéficier des aides fiscales telles que la réduction d’impôts et la réduction de la taxe d’habitation. Les retraités peuvent voir leurs impôts corrigés à la baisse s’ils ont des dépenses liées à la dépendance. Cette réduction peut aller jusqu’à 2 500 euros par an. Les retraités vivant en maison de retraite et étant encore propriétaires de leur maison, pourront, quant à eux, être exonérés de la taxe d’habitation s’ils formulent une demande auprès de la commune, cela peut considérablement réduire leurs dépenses.
L’Allocation personnalisée d’autonomie ou APA
Comme son nom l’indique, cette allocation est personnalisée, elle dépend donc du profil du retraité et particulièrement de son autonomie. Cette allocation est destinée à prendre en charge les personnes âgées de 60 ans et plus, victimes d’une perte d’autonomie. Elle concerne aussi bien les personnes résidant à domicile que celles hébergées dans une maison de retraite. Le dossier de demande peut être retiré à la Mairie, au CCAS ou au Conseil Général. Il sera ensuite adressé au Président du Conseil Général. La dépendance de la personne sera alors évaluée en fonction de la fiche nationale AGGIR prévue par le Ministère de la Santé. Cette évaluation teste les degrés de perception sensorielle de la vue, l’ouïe, l’odorat, … mais elle contrôle surtout la capacité du retraité à se déplacer. L’aide n’est accordée que s’il appartient à la classe GIR 1 à GIR 4 c’est-à-dire qu’il est partiellement ou totalement dépendant d’une tierce personne. Le montant de l’aide est calculé en fonction de la classe GIR et des revenus du bénéficiaire.

